POURQUOI EVOLUTION VM ?

L'industrie du médicament est confrontée à des changements importants, liés notamment à des évolutions de modèles économiques, des politiques de santé publique toujours plus exigeantes en matière de maîtrise des dépenses et de bon usage du médicament, des pertes de brevets...
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OPCA-DEFI

Le Leem et OPCA DEFI mettent à la disposition des entreprises du médicament une nouvelle offre de formation afin d’accompagner les visiteurs médicaux dans leur métier ou pour accéder à un nouveau métier.

Ces formations sont proposées dans le cadre de la professionnalisation.

- Consultez la page dédiée « visiteurs médicaux évolution » pour prendre connaissance des programmes détaillée, du financement et des modalités d’inscription : espace dédié site OPCA-DEFI

Prénom : Marie
Ville : Grenoble
Formation initiale : Baccalauréat F8 secrétariat médical
Formation continue : Diplôme de visite médicale
Poste actuel : Diététicienne Franchisée Groupe Ethique et Santé

« … aujourd’hui je peux dire qu’il y a autre chose de possible après la visite médicale »

En résumé….

Marie a été visiteuse médicale pendant 17 ans dans un grand laboratoire pharmaceutique. A 46 ans elle a ressenti le besoin de donner un nouvel élan à sa vie professionnelle. Elle avait entendu parler d’aide à la reconversion professionnelle financée par son employeur dans le cadre de la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences). Mais Marie n’avait alors aucune idée de ce qu’elle pouvait faire et surtout de ce qu’elle avait envie de faire. Ce qui était important pour elle c’était de garder une autonomie dans son travail, de ne pas être trop loin de chez elle et de conserver le même niveau de rémunération. A 46 ans, Marie ne souhaitait pas démarrer d’études longues comme celles d’infirmière (3 ans) mais souhaitait rebondir avec son baccalauréat F8 de secrétaire médicale et son expérience de visiteuse médicale.
C’est la rencontre avec un ancien VM puis DR, Rémy Legrand, licencié à 46 ans de son laboratoire, qui a éclairé Marie. Grâce à son expérience, M. Legrand a pu rencontrer de nombreux médecins, et faire le constat qu’il y avait un « vide thérapeutique dans le domaine de la prise en charge de la surcharge pondérale ». C’est de ce constat qu’il a eu l’idée d’élaborer un programme d’accompagnement d’amaigrissement des personnes en surcharges pondérales. Son projet consiste à proposer aux médecins « d’externaliser la prise en charge de leurs patients en surcharge pondérale ». Il a élaboré un programme d’accompagnement de l’amaigrissement et a créé une société de franchises, le groupe Ethique et Santé, afin de s’implanter sur toute la France. Tous les franchisés de cette société viennent aujourd’hui de la visite médicale car le concept nécessite de s’appuyer sur un réseau de médecins. Les visiteurs médicaux en recherche de reconversion professionnelle, comme Marie, sont donc les meilleurs candidats pour implanter de nouveau centre de diététique franchisée.

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Ce qui a plu à Marie dans le projet était de pouvoir capitaliser sur son réseau de médecins et sur son expérience de visiteuse médicale mais aussi de pouvoir créer son entreprise tout en étant accompagnée par une structure existante. Marie a pris contact avec la cellule GPEC de son laboratoire qui a financé sa formation de 4 semaines à Marseille aux méthodes d’amaigrissement du Groupe Ethique et Santé et a bénéficier d’un apport suffisant pour monter sa franchise.
Ensuite, le groupe Ethique et Santé a pris le relais de la GPEC et lui a apporté une aide efficace au moment de la création de son entreprise, en l’aidant à réaliser son étude de marché et son prévisionnel grâce aux données des centres déjà implantés.
Ce que Marie apprécie dans ce concept c’est d’avoir l’autonomie d’un chef d’entreprise tout en ayant l’accompagnement et l’appui d’un groupe. Elle a pu être formée pendant 4 semaines, puis elle a été en immersion pendant 2 jours dans un centre existant, et aujourd’hui elle peut compter sur le soutien de 2 diététiciennes d’une assistante réseau et d’un animateur qui joue un rôle de soutien et de conseil au quotidien.

Les atouts du nouveau métier

Marie a officiellement ouvert son centre fin novembre 2009 et est très satisfaite de son choix. A 48 ans, elle a pu réaliser une reconversion professionnelle sans reprendre de longues études. Aujourd’hui, son quotidien consiste à suivre des personnes qui sont dans un processus d’amaigrissement. Son objectif est de les accompagner à court, moyen et long terme dans leur démarche. Elle les reçoit et élabore avec eux leur programme d’amaigrissement. Elle est également en contact permanent avec son réseau de médecins qui lui transmettent de nouveaux clients.
Aujourd’hui, elle travaille près de chez elle, elle est devenue chef d’entreprise et elle réalise un chiffre d’affaire qui lui permet de se rémunérer.

Les enseignements de sa reconversion

Marie est satisfaite d’avoir porté son choix sur le contrat de franchise. Cela l’a obligé à suivre une formation poussée et à être accompagné en permanence par une équipe pluridisciplinaire. C’était pour elle la condition pour de la réussite pour ouvrir son centre d’amaigrissement.

Son conseil

Le conseil de Marie s’adresse à tous les visiteurs médicaux qui veulent se reconvertir. Pour elle il est important d’avoir en tête « qu’une nouvelle vie professionnelle est possible après la visite médicale, qu’elle peut être très épanouissante et rémunératrice et que beaucoup de visiteurs médicaux peuvent se lancer dans la même aventure qu’elle ».

Et si c’était à refaire…

Sans hésitation, Marie le referait car ce métier remplit tout son cahier des charges professionnel :
1- Etre indépendant
2- Travailler près de chez soi
3- Avoir une rémunération équivalente à celle de visiteuse médicale
4- Etre en contact avec les médecins
5- Et surtout s’épanouir !

Portrait

Prénom : Isabelle
Âge : 45 ans
Ville : Bonneval au sud de Chartres
Secteur : Étude notariale
Formation initiale : Brevet préparateur en pharmacie
Formation continue : Caissière comptable taxatrice

« Je trouve que mon nouveau métier de taxatrice est beaucoup moins physique que celui de visiteuse médicale »

En résumé…

En 2005, Isabelle a démissionné de l’industrie pharmaceutique pour s’occuper de ses 3 enfants. En 2008, elle a décidé de changer totalement d’orientation professionnelle en reprenant des études lui permettant de tenir la caisse de l’étude notariale de son mari.  
Les atouts du nouveau métier
Isabelle travaille dans l’étude notariale de son mari comme « caissière comptable taxatrice ». Cela signifie que tout ce qui concerne « les fonds, l’argent, les moindres centimes d’euros passent par la caisse ». C’est un métier avec des conséquences qui peuvent être importantes en cas d’erreur. Ce métier amène aussi à faire de la gérance de location qui permet de garder un contact avec l’extérieur. Mais c’est un contact moins agréable que celui établi avec les médecins dans le carde de la visite médicale car les gens « appellent ou se déplacent surtout quand ça ne va pas ». 

Votre expérience de visiteuse médicale est-elle un atout pour ce nouveau métier ?

« C’est une question que je me suis déjà posée. C’est tellement différent que je ne sais pas si c’est réellement la visite médicale en soi, je crois que c’est seulement d’avoir déjà travaillé qui m’apporte beaucoup. (…) Je pense que la visite médicale vous amène à avoir plus de culot, un bon relationnel, un bon contact avec les gens et surtout savoir se débrouiller en toute circonstance, cela est certainement un avantage quand on décide de changer totalement de métier ! Dans la visite médicale, on a la chance de toujours avoir du bon matériel informatique et des formations. Là je n’ai pas été dépaysée quand j’ai dû me retrouver devant un écran d’ordinateur. »

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Un brevet de préparateur en pharmacie et une carte de visite médicale en poche, Isabelle a décidé de changer totalement de métier et surtout de travailler au quotidien avec son mari. C’est cette perspective qui l’a motivée au départ et qui la comble aujourd’hui. En effet, beaucoup de couples auraient peur de travailler ensemble, mais pour Isabelle après des années de visite médicale et des kilomètres parcourus pendant des années seule dans sa voiture, c’est une chance, un plaisir. Isabelle reconnaît que c’est évidement parce que son mari est notaire qu’elle s’est envisagée sur ce métier. Pour occuper ce poste, elle est consciente de l’investissement qu’elle doit faire en « temps ». Travailler dans une étude notariale c’est un autre monde, avec son langage, ses codes » et « il faut du temps et beaucoup de persévérance pour changer d’univers professionnel ». Afin de devenir une « excellente » caissière comptable taxatrice, Isabelle suit une formation à l’INAFON, étalée sur deux ans au rythme de deux ou trois jours par mois. Cette formation est assez généraliste, sur toute la comptabilité. A ce jour, Isabelle n’a fait que quelques mois de formation, mais déjà elle se sent plus à l’aise dans son nouveau métier et elle sait « que le temps jouera en sa faveur ».

Les enseignements de sa reconversion

Les débuts ont été un peu difficiles mais la reconversion d’Isabelle est un peu particulière, car c’est son statut de femme de notaire qui lui a permis d’être recrutée mais en contre partie elle travaille 50h par semaine et son mari a une totale confiance en elle. A 45 ans « on peut penser qu’on n’a plus les mêmes capacités pour reprendre des études, qu’on aura plus de difficultés (…), en réalité je n’ai pas ressenti de différence ».

Son conseil

« Comme la visite médicale ne sera plus ce qu’elle était, il faut penser à se reconvertir assez tôt et ne pas s’accrocher à quelque chose qui ne sera plus, et surtout avoir le culot de faire un virage à 180° »

Et si c’était à refaire…

« J’ai bien fait parce que je continue à m’enrichir, et je suis loin d’avoir fini ma formation » et « en plus j’ai l’impression d’évoluer et surtout de partager quelque chose d’important au quotidien avec mon mari, je trouve ça assez formidable. »
 
Liens Internet : http://www.inafon.fr

« La visite médicale m’a donné des facilités pour la relation client… »

Nicolas, webmasterVille : Paris
Secteur : Chef de projet web
Formation : Prépa « Math Sup » puis « Math Spé » et une année d’école de statistique médicale à l’université Paris V

En résumé…

Nicolas, 38 ans, vit à Paris. Après 2 années de classe préparatoire et une année d’école de statistique, Nicolas décide d’intégrer l’industrie pharmaceutique par le biais de la visite médicale. Toutefois, après quelques années en tant que visiteur médical, il a ressenti le besoin de retourner à un métier plus scientifique, et a décidé de reprendre une licence professionnelle d’informatique. Depuis 2007, il est chef de projet web.

Les atouts du nouveau métier

Être chef de projet web consiste à réaliser des pages et des sites web, mais surtout à être l’interface entre les clients, les utilisateurs et la réalisation technique de ces sites. L’atout de ce métier est d’être dans les nouvelles technologies, « domaine très porteur » et motivant. 

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Nicolas, du fait de ses années de classe préparatoire a bénéficié d’une équivalence à Bac + 2 pour intégrer une licence professionnelle informatique à Jussieu. Il reconnaît que la visite médicale lui a apporté une aisance par rapport aux techniques de communication et  d’expression orale, ce qui a été un plus au moment où il a dû passer les entretiens de recrutement. En effet, il est plus rare dans l’informatique d’avoir des personnes qui maîtrisent bien la relation client. C’est cet atout qui lui a permis d‘intégrer rapidement une entreprise d’édition de logiciel à l’issue de l’obtention de son diplôme.

Les enseignements de sa reconversion

Pour Nicolas, la reconversion a été difficile ; ce n’était pas évident de « remettre tout en question ». Dans cette phase de questionnement, l’AFPA a joué un rôle important pour Nicolas qui l’a beaucoup aidé et motivé dans ses recherches. Même si Nicolas n’a pas suivi sa formation à l’AFPA mais à l’Université, il a apprécié l’accueil et le suivi réalisé par les conseillers de cet organisme. En effet, il a pu faire un bilan de compétences qui lui a permis ensuite de choisir la bonne formation. Nicolas a financé lui même sa formation, et il pense que c’est un bon moteur de réussite : « l’investissement financier est la preuve de son choix de reconversion, et de ses motivations ».

Son conseil

Les relations développées dans le cadre de la visite médicale est un plus pour trouver son premier poste. Il estime que la formation continue que les visiteurs médicaux suivent tout au long de leur carrière donne des facilités pour reprendre une formation longue et qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer.

Et si c’était à refaire…

Nicolas pense que la visite médicale lui a donné des facilités pour la relation client, qualité recherchée chez les informaticiens. Aujourd’hui, Nicolas est heureux de sa reconversion car il aime son travail et estime avoir la chance d’être dans un domaine d’activité porteur dans lequel il est plus facile de trouver du travail que dans la visite médicale.

Lien Internet : http://www.afpa.fr

Prénom : Christelle
Ville : Nîmes
Formation initiale : Diplôme universitaire de visiteuse médicale
Formation continue : BTS Diététique au CNED
Age : 35 ans
« La diététique correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et demande les mêmes qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact »

En résumé…

Après le bac, Christelle a cherché sa voie professionnelle. C’est après une année d’histoire de l’art, puis une année de DEUG B (Biologie) qu’elle a décidé de faire un DU (Diplôme Universitaire) dédié aux carrières paramédicale. Grâce à ce diplôme obtenu en juin 1997 elle a trouvé dans la foulée un poste de visiteuse médicale dans un laboratoire prestataire. En 2002, elle décide de s’arrêter de travailler pour élever ses enfants. Lorsqu’elle décide de reprendre une activité professionnelle en 2008, la conjoncture de la visite médicale à évolué et Christelle ne souhaite pas reprendre un emploi de visiteur médical. Elle estime qu’il n’est pas trop tard pour évoluer et qu’elle est assez jeune pour reprendre ses études. Aujourd’hui elle est en deuxième année de BTS Diététique au CNED. Elle finance seule cette formation qui coûte environ 1 000 € pour les 2 années d’enseignement à distance.

Les atouts du nouveau métier

Christelle pense que la diététique « correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et que son nouveau métier demande les même qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact ». De plus, elle explique que la diététicienne occupe une place assez comparable au visiteur médical car elle est entre le patient et l’équipe soignante et donc il faut savoir adapter son discours en fonction de son interlocuteur. De ce fait, Christelle estime que son expérience de visiteuse médicale est un véritable atout.
Elle a été un atout également pour être accepté au CNED en première année de BTS Diététique. En effet, pour entrer dans cette formation, le niveau Bac suffit mais pour les personnes qui sont en reprise d’études il est conseillé de faire une année de mise à niveau pour pouvoir suivre les cours de BTS. Toutefois, le CNED a estimé que l’expérience de Christelle en tant que visiteuse médicale lui avait permis d’avoir un bon niveau de connaissances médicales.

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Christelle raconte qu’elle a fait le choix de reprendre ses études afin de se donner les moyens de rebondir professionnellement. Toutefois, « elle ne se sentait pas de retourner sur les bancs de l’école avec des personnes de 15 ans de moins qu’elle ». C’est pour cette raison qu’elle s’est orientée vers le CNED (Centre National d’Education à Distance) dont les « conseillers à distance » l’on beaucoup aidé dans sa démarche. En effet, la particularité du CNED est que toutes les démarches se passent à distance. « Ainsi il est possible de contacter des conseillers ou des professeurs lorsqu’on a des questions à poser ». Ce sont d’ailleurs les conseillers à distance qui ont permis à Christelle de ne pas faire d’année de remise à niveau pour intégrer le BTS Diététique car ils ont estimé, qu’en venant de la visite médicale, son niveau de connaissances était suffisant.
Je n’ai aucune aide financière, je finance tout toute seule. La première année ça m’a couté 400 € et la deuxième 560 €. Il y a eu une grosse augmentation des tarifs, ça augmente assez vite. Il faut compter 900 à 1000€. Le CNED propose des stages plus culinaires pour apprendre des recettes…Moi je ne le fait pas parce que je le finance toute seule.

Christelle explique « que malgré sa forte motivation, ce n’est pas évident de se remettre à étudier, d’autant qu’au début de l’année, le CNED envoie tous les supports de formation pour l’année en une seule fois ». Mais le CNED apporte son aide car il envoie également un planning de travail où figurent la fréquence des devoirs à rendre et la méthode pour s’organiser dans son travail. Ainsi, Christelle a pu mettre en place un planning de travail sur 4 jours/semaine, ce qui lui permet de s’occuper de ses enfants le mercredi et le soir après l’école. Elle envoie un devoir tous les quinze jours et essaie de suivre ce rythme afin de ne pas être débordée.

Les enseignements de sa reconversion

Pour Christelle, sa reconversion professionnelle n’est pas encore complètement réalisée, toutefois elle estime que le CNED est un bon moyen pour reprendre des études et en même temps continuer à s’occuper de ses enfants. Elle est confiante dans son avenir professionnel car elle n’a pas eu de difficultés à trouver de stages, l’année dernière, en restauration collective et cette année en hôpital. Elle pense que son âge (35 ans) et son expérience professionnelle dans la visite médicale constituent un véritable atout pour trouver un poste car les institutions apprécient les profils qui ont une expérience professionnelle. D’ailleurs, lors de son premier stage au sein d’une cantine scolaire, c’est ce qui lui a permis d’être sélectionnée et du fait de son âge on lui a confié l’exercice du poste de diététicienne dans toute sa globalité. Elle a donc pu préparer les menus, travailler en étroite collaboration avec l’équipe de restauration et s’entretenir avec les élèves.

Son conseil

Pour Christelle, « l’organisation » est la clé de la réussite lorsqu’on étudie chez soi. En effet, à plusieurs reprises elle a mis en avant ses qualités d’organisation acquises lorsqu’elle était visiteuse médicale. Mais cette qualité lui est très utile également pour son futur métier car elle s’est aperçu lors de ses stages que les patients avaient besoin d’un discours clair, organisé et que sans méthode, il n’y avait pas de résultats.

Et si c’était à refaire…

Après une année de cours, Christelle est très satisfaite de son choix car il lui correspond tout à fait. En effet, comme quand elle était visiteuse médicale, « le fait de travailler ses cours chez elle lui permet d’organiser son temps et d’avoir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée ». Elle espère maintenant pouvoir poursuivre cet équilibre en exerçant dès l’année prochaine son nouveau métier de diététicienne.

Liens Internet

www.evolution-vm.org
Site de l’ONISEP
Site du CNED

MinaPrénom : Mina 
Ville : Paris
Formation initiale : Titre de visiteur médical
Poste actuel : Manager de proximité chez Kadrige
26 ans

« ce qui m’a plu dès le début dans la visite médicale à distance, c’est de pouvoir discuter avec les médecins et d’avoir rapidement la possibilité de contacter des spécialistes. »

En résumé….

Sabrina a 26 ans. En 2004, elle a obtenu son BTS action commerciale mais son attirance pour le milieu médical l’a poussé à passer son diplôme de visiteur médical, qu’elle a eu en 2006 à Saint Etienne. Ses diplômes en main, elle est « montée à Paris » pour trouver du travail. Elle a postulé auprès de nombreux laboratoires pharmaceutiques, sans succès. C’est via les offres d’emplois du site Internet de la bourse de l’emploi du Leem, qu’elle a postulé chez Kadrige, pour faire de la visite médicale à distance. Et depuis maintenant quelques mois, Sabrina connaît une évolution professionnelle au sein de Kadrige en occupant un poste de manager de proximité, poste qui consiste à recruter, intégrer, former et encadrer une équipe de visiteurs médicaux à distance.

Les atouts du nouveau métier

Sabrina a toujours été attirée par le milieu médical et le contact humain. Grâce à la visite médicale à distance, elle a pu associer ces deux atouts. Elle raconte qu’à ses débuts, elle pensait que ce serait un tremplin pour aller ensuite vers de la visite médicale « terrain ». Mais dès qu’elle a intégré KADRIGE, la visite médicale à distance lui a beaucoup plu car elle permet d’être en contact avec différentes cibles (généralistes, spécialistes, pharmaciens) et aussi d’avoir le temps de discuter avec les interlocuteurs, environ 20 minutes par visites, alors que la visite médicale terrain ne permet de voir le médecin que 5 à 10 minutes maximum ». De plus, les plannings sont assez flexibles et les rendez-vous avec les médecins sont facilement remplacés lorsqu’ils ne sont pas disponibles. L’avantage le plus important est « d’avoir des horaires de travail flexibles mais qui ne débordent pas comme ceux de la visite terrain, car le visiteur médical à distance « ne connaît pas les embouteillages » et peut organiser son temps sans stress. D’autant, que chez Kadrige les visiteurs médicaux sont très autonomes et organisent leur propre planning.

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Sabrina a un parcours unique de visiteuse médicale à distance. Aujourd’hui elle pense qu’une expérience « terrain » aurait été un « plus » pour pratiquer son métier. Toutefois, la visite médicale à distance lui a toujours plu et lui a permis d’évoluer puisqu’elle occupe un poste de manager de proximité. En effet, Sabrina est « heureuse que son entreprise lui fasse confiance et lui permette d’évoluer sur des postes de management ».

Les enseignements de sa reconversion

Son regret aujourd’hui est de ne pas avoir eu d’expérience de visite médicale « terrain » car elle est consciente que cet aspect du métier lui manque pour comprendre les contraintes des médecins. Mais, l’évolution professionnelle qu’elle connaît aujourd’hui n’aurait pas forcement été possible dans la visite médicale « terrain ».

Son conseil

Sabrina conseille à tous ceux qui veulent se diriger vers ce métier de prendre en considération l’avantage de la qualité du discours apporté aux médecins et de ne pas avoir peur de l’outil téléphone couplé avec l’informatique car en une journée « tout le monde sait se servir de l’outil ».

Et si c’était à refaire…

Si c’était à refaire, Sabrina le referait car elle a trouvé dans ce métier son « équilibre vie professionnelle vie privée » qui est très important pour elle !

Liens Internet

Site internet de Kadrige
Bourse de l’emploi du Leem

« Je conseille de créer son entreprise seul »

En résumé…

Antoinette a suivi des études de droit qui l’ont menée jusqu’à l’obtention d’un DEA de droit privé. En parallèle de ses études elle était responsable adjointe d’une boutique de prêt-à-porter sur Tours. Mais après plusieurs années à ce poste de responsable, elle a cherché à changer de métier en étant moins sédentaire. En 2005 elle décide donc de passer le titre de visiteur médical qui lui permet de trouver un poste très rapidement. Antoinette a donc exercé ce métier pendant 4 ans dans un grand laboratoire pharmaceutique.
Dans le cadre d’un plan social, Antoinette a bénéficié d’une aide à la création d’entreprise et d’un accompagnement par le cabinet Altédia. Elle a ainsi crée, en juillet 2009, son entreprise d’aide à la personne sur la ville de Tours.

Les atouts du nouveau métier

Dans la situation d’Antoinette, la visite médicale n’aura représenté que 4 ans de sa vie professionnelle. Toutefois, ce sont ses qualités de communicante et d’organisatrice qui l’on amené a avoir envie de monter sa propre entreprise. Ses connaissances en matière commerciale et marketing issue de son expérience de la visite médicale lui sont assez précieuses aujourd’hui pour développer sa nouvelle activité. En effet, elle envisage une promotion de son activité via les salles d’attente des médecins.
L’activité d’Antoinette s’articule autour des services à la personne. Ainsi, elle propose des prestations de ménage, repassage, jardinage et même garde d’enfants de plus de 3 ans.

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

L’expérience de création d’entreprise et de reconversion professionnelle d’Antoinette, a été pleine d’enseignements. En effet, Antoinette a créé son entreprise avec une autre personne en pensant que ce serait plus facile à deux. Toutefois, cette association a eu du mal à se mettre en place. Aujourd’hui, Antoinette est pleine d’énergie pour développer son activité seule. Son entreprise compte une quinzaine de clients pour des prestations ponctuelles de jardinage et ménage. Certaine de ces prestations sont réalisées par des salariés en CDD.

Les enseignements de sa reconversion

Antoinette reconnait rencontrer des difficultés actuellement, du fait qu’aucune des deux associées ne souhaite vendre ses parts ce qui entraine une situation de « statut quo ». Elle continue malgré tout à aller de l’avant et se forme aujourd’hui à de nouvelles techniques de « home staging » afin de créer à nouveau une société, cette fois-ci seule, proposant des services de « home staging » (relooking de biens immobiliers afin de favoriser et d’accélérer leur vente) associés à des prestations de ménages. Pour Antoinette, l’aide financière proposée dans le cadre du plan social de son laboratoire lui a permis de réaliser ses aspirations d’entrepreneur. Elle estime aujourd’hui qu’elle aurait du prendre d’avantage conseil auprès du cabinet de reclassement. Antoinette ne vit pas encore de son activité mais elle espère qu’elle pourra prochainement créer sa propre entreprise.

Son conseil

Elle conseille, à tous ceux qui souhaitent créer leur entreprise, de le faire seul. Avec quelques mois de recul, elle assure qu’il est préférable de ne pas s’associer, même avec une personne de confiance, car il peut être difficile de mélanger « le business et l’affect ».

Et si c’était à refaire…

Aujourd’hui, Antoinette a des projets mais une chose est sûr, elle le fera seule !

Liens Internet

Agence pour la création d’entreprise www.apce.fr
Portail des Chambres de Commerce et d’Industrie : www.cci.fr

Portrait :

Prénom : Audrey
Age : 32 ans
Ville : Anthony
Métier : En recherche d’emploi
Secteur : Ressources Humaines
Formation initiale : Bac SMS (Sciences Médico-Sociales), Deug anglais, diplôme de visiteuse médicale en contrat de qualification.
Parcours : À l’issue d’une formation initiale en sciences sociales, Audrey devient visiteuse médicale. Dans l’exercice de son métier, elle connaît trois plans sociaux qui l’ont amenée à s’interroger sur son avenir professionnel.

En résumé….

Audrey a toujours été attirée par le domaine médical, c’est pour cette raison qu’elle a fait un Bac SMS et qu’ensuite elle s’est tournée vers la visite médicale, car ce métier lui permettait d’avoir un travail en contact direct avec les médecins. Après trois plans sociaux au sein des laboratoires dans lesquels elle exerçait en tant que visiteuse médicale, elle a choisi de se reconvertir. Aujourd’hui, Audrey a repris ses études et suis un Master 1 RH dans une école privée.

Les attraits du nouveau métier

Audrey a « retrouvé dans les ressources humaines beaucoup de ressemblances avec la visite médicale », c’est-à-dire le contact humain, le développement de portefeuille clients la communication et l’animation de groupe. De plus, la visite médicale lui a appris à faire des reporting et à être une bonne utilisatrice de l’outil informatique, qui est une compétence incontournable aujourd’hui pour les métiers des ressources humaines.

Le parcours de mobilité ou de reconversion professionnelle

Après avoir vécu 3 plans sociaux en 3 ans, Audrey a commencé à réfléchir à sa reconversion, car elle avait envie de décider par elle-même de son avenir professionnel. Pour mieux trouver sa voix, elle a réalisé un bilan de compétences qui lui a fait prendre conscience que la filière RH (Ressources Humaines) correspondait à ses attentes et ses compétences. Depuis le 2 juin 2009, elle suit un Master 1 RH dans une école privée. Cette formation se déroule sur 6 mois à temps plein. Après la phase théorique, Audrey devra réaliser un stage pratique de 2 mois et écrire un rapport qui validera sa formation. Après son stage, Audrey aimerait poursuivre dans le domaine du recrutement.

Les enseignements de sa reconversion

Audrey bénéficie, dans le cadre du plan social de son entreprise, d’un congé de reclassement. Ainsi, sa formation est payée en totalité par le laboratoire et son salaire lui est versé jusqu’à la fin de sa formation. Cela lui permet de suivre les cours de façon sereine mais active, car dans quelques mois elle sera à la recherche de son premier poste dans le domaine des RH. Elle compte sur sa capacité à communiquer pour se démarquer par rapport aux autres candidats et aux connaissances obtenues grâce à sa formation.

Son conseil

Lors d’un plan social, l’accompagnement est souvent bien fait mais Audrey conseille de se faire aider en parallèle par d’autres consultants de centres de bilan de compétences. Cela permet de croiser les avis et les résultats et d’être sûr de son choix de reconversion. Dans sa situation, Audrey a fait joué sont CBC (Congé Bilan de Compétences) et dans ce cadre c’est le Fongecif d’Ile de France, l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agrée) dont elle dépendait qui a financé sont bilan de compétences. Ainsi, elle a pu réaliser un deuxième bilan de compétences, par un centre accrédité par le Fongecif d’Ile de France, qui a fait apparaître son appétence pour les ressources humaines et qui l’a aidé pour le choix de sa formation. Mais cette expérience de bilan de compétences n’a pas été simple, voire difficile car cela remettait en question beaucoup de certitudes et faisait apparaître l’importance de refaire une formation, ce qui n’est pas évident à accepter.

Et si c’était à refaire…

Pour le moment, Audrey n’a pas encore assez de recul sur sa reconversion mais si c’était à refaire elle aurait fait cette démarche de repositionnement professionnel plus tôt et l’aurait anticipée encore plus afin de la vivre de façon plus sereine.

Liens Internet :

Fongecif île de France pour les congés bilan de compétences