entreprises du médicament
Prénom : Christelle
Ville : Nîmes
Formation initiale : Diplôme universitaire de visiteuse médicale
Formation continue : BTS Diététique au CNED
Age : 35 ans
« La diététique correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et demande les mêmes qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact»
Après le bac, Christelle a cherché sa voie professionnelle. C’est après une année d’histoire de l’art, puis une année de DEUG B (Biologie) qu’elle a décidé de faire un DU (Diplôme Universitaire) dédié aux carrières paramédicale. Grâce à ce diplôme obtenu en juin 1997 elle a trouvé dans la foulée un poste de visiteuse médicale dans un laboratoire prestataire. En 2002, elle décide de s’arrêter de travailler pour élever ses enfants. Lorsqu’elle décide de reprendre une activité professionnelle en 2008, la conjoncture de la visite médicale à évolué et Christelle ne souhaite pas reprendre un emploi de visiteur médical. Elle estime qu’il n’est pas trop tard pour évoluer et qu’elle est assez jeune pour reprendre ses études. Aujourd’hui elle est en deuxième année de BTS Diététique au CNED. Elle finance seule cette formation qui coûte environ 1 000 € pour les 2 années d’enseignement à distance.
Christelle pense que la diététique « correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et que son nouveau métier demande les même qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact ». De plus, elle explique que la diététicienne occupe une place assez comparable au visiteur médical car elle est entre le patient et l’équipe soignante et donc il faut savoir adapter son discours en fonction de son interlocuteur. De ce fait, Christelle estime que son expérience de visiteuse médicale est un véritable atout.
Elle a été un atout également pour être accepté au CNED en première année de BTS Diététique. En effet, pour entrer dans cette formation, le niveau Bac suffit mais pour les personnes qui sont en reprise d’études il est conseillé de faire une année de mise à niveau pour pouvoir suivre les cours de BTS. Toutefois, le CNED a estimé que l’expérience de Christelle en tant que visiteuse médicale lui avait permis d’avoir un bon niveau de connaissances médicales.
Christelle raconte qu’elle a fait le choix de reprendre ses études afin de se donner les moyens de rebondir professionnellement. Toutefois, « elle ne se sentait pas de retourner sur les bancs de l’école avec des personnes de 15 ans de moins qu’elle ». C’est pour cette raison qu’elle s’est orientée vers le CNED (Centre National d’Education à Distance) dont les « conseillers à distance » l’on beaucoup aidé dans sa démarche. En effet, la particularité du CNED est que toutes les démarches se passent à distance. « Ainsi il est possible de contacter des conseillers ou des professeurs lorsqu’on a des questions à poser ». Ce sont d’ailleurs les conseillers à distance qui ont permis à Christelle de ne pas faire d’année de remise à niveau pour intégrer le BTS Diététique car ils ont estimé, qu’en venant de la visite médicale, son niveau de connaissances était suffisant.
Je n’ai aucune aide financière, je finance tout toute seule. La première année ça m’a couté 400 € et la deuxième 560 €. Il y a eu une grosse augmentation des tarifs, ça augmente assez vite. Il faut compter 900 à 1000€. Le CNED propose des stages plus culinaires pour apprendre des recettes…Moi je ne le fait pas parce que je le finance toute seule.
Christelle explique « que malgré sa forte motivation, ce n’est pas évident de se remettre à étudier, d’autant qu’au début de l’année, le CNED envoie tous les supports de formation pour l’année en une seule fois ». Mais le CNED apporte son aide car il envoie également un planning de travail où figurent la fréquence des devoirs à rendre et la méthode pour s’organiser dans son travail. Ainsi, Christelle a pu mettre en place un planning de travail sur 4 jours/semaine, ce qui lui permet de s’occuper de ses enfants le mercredi et le soir après l’école. Elle envoie un devoir tous les quinze jours et essaie de suivre ce rythme afin de ne pas être débordée.
Pour Christelle, sa reconversion professionnelle n’est pas encore complètement réalisée, toutefois elle estime que le CNED est un bon moyen pour reprendre des études et en même temps continuer à s’occuper de ses enfants. Elle est confiante dans son avenir professionnel car elle n’a pas eu de difficultés à trouver de stages, l’année dernière, en restauration collective et cette année en hôpital. Elle pense que son âge (35 ans) et son expérience professionnelle dans la visite médicale constituent un véritable atout pour trouver un poste car les institutions apprécient les profils qui ont une expérience professionnelle. D’ailleurs, lors de son premier stage au sein d’une cantine scolaire, c’est ce qui lui a permis d’être sélectionnée et du fait de son âge on lui a confié l’exercice du poste de diététicienne dans toute sa globalité. Elle a donc pu préparer les menus, travailler en étroite collaboration avec l’équipe de restauration et s’entretenir avec les élèves.
Pour Christelle, « l’organisation » est la clé de la réussite lorsqu’on étudie chez soi. En effet, à plusieurs reprises elle a mis en avant ses qualités d’organisation acquises lorsqu’elle était visiteuse médicale. Mais cette qualité lui est très utile également pour son futur métier car elle s’est aperçu lors de ses stages que les patients avaient besoin d’un discours clair, organisé et que sans méthode, il n’y avait pas de résultats.
Après une année de cours, Christelle est très satisfaite de son choix car il lui correspond tout à fait. En effet, comme quand elle était visiteuse médicale, « le fait de travailler ses cours chez elle lui permet d’organiser son temps et d’avoir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée ». Elle espère maintenant pouvoir poursuivre cet équilibre en exerçant dès l’année prochaine son nouveau métier de diététicienne.
Prénom : MinaÂ
Ville : Paris
Formation initiale : Titre de visiteur médical
Poste actuel : Manager de proximité chez Kadrige
26 ans
« ce qui m’a plu dès le début dans la visite médicale à distance, c’est de pouvoir discuter avec les médecins et d’avoir rapidement la possibilité de contacter des spécialistes. »
Sabrina a 26 ans. En 2004, elle a obtenu son BTS action commerciale mais son attirance pour le milieu médical l’a poussé à passer son diplôme de visiteur médical, qu’elle a eu en 2006 à Saint Etienne. Ses diplômes en main, elle est « montée à Paris » pour trouver du travail. Elle a postulé auprès de nombreux laboratoires pharmaceutiques, sans succès. C’est via les offres d’emplois du site Internet de la bourse de l’emploi du Leem, qu’elle a postulé chez Kadrige, pour faire de la visite médicale à distance. Et depuis maintenant quelques mois, Sabrina connaît une évolution professionnelle au sein de Kadrige en occupant un poste de manager de proximité, poste qui consiste à recruter, intégrer, former et encadrer une équipe de visiteurs médicaux à distance.
Sabrina a toujours été attirée par le milieu médical et le contact humain. Grâce à la visite médicale à distance, elle a pu associer ces deux atouts. Elle raconte qu’à ses débuts, elle pensait que ce serait un tremplin pour aller ensuite vers de la visite médicale « terrain ». Mais dès qu’elle a intégré KADRIGE, la visite médicale à distance lui a beaucoup plu car elle permet d’être en contact avec différentes cibles (généralistes, spécialistes, pharmaciens) et aussi d’avoir le temps de discuter avec les interlocuteurs, environ 20 minutes par visites, alors que la visite médicale terrain ne permet de voir le médecin que 5 à 10 minutes maximum ». De plus, les plannings sont assez flexibles et les rendez-vous avec les médecins sont facilement remplacés lorsqu’ils ne sont pas disponibles. L’avantage le plus important est « d’avoir des horaires de travail flexibles mais qui ne débordent pas comme ceux de la visite terrain, car le visiteur médical à distance « ne connaît pas les embouteillages » et peut organiser son temps sans stress. D’autant, que chez Kadrige les visiteurs médicaux sont très autonomes et organisent leur propre planning.
Sabrina a un parcours unique de visiteuse médicale à distance. Aujourd’hui elle pense qu’une expérience « terrain » aurait été un « plus » pour pratiquer son métier. Toutefois, la visite médicale à distance lui a toujours plu et lui a permis d’évoluer puisqu’elle occupe un poste de manager de proximité. En effet, Sabrina est « heureuse que son entreprise lui fasse confiance et lui permette d’évoluer sur des postes de management ».
Son regret aujourd’hui est de ne pas avoir eu d’expérience de visite médicale « terrain » car elle est consciente que cet aspect du métier lui manque pour comprendre les contraintes des médecins. Mais, l’évolution professionnelle qu’elle connaît aujourd’hui n’aurait pas forcement été possible dans la visite médicale « terrain ».
Sabrina conseille à tous ceux qui veulent se diriger vers ce métier de prendre en considération l’avantage de la qualité du discours apporté aux médecins et de ne pas avoir peur de l’outil téléphone couplé avec l’informatique car en une journée « tout le monde sait se servir de l’outil ».
Si c’était à refaire, Sabrina le referait car elle a trouvé dans ce métier son « équilibre vie professionnelle vie privée » qui est très important pour elle !
« Je conseille de créer son entreprise seul »
Antoinette a suivi des études de droit qui l’ont menée jusqu’à l’obtention d’un DEA de droit privé. En parallèle de ses études elle était responsable adjointe d’une boutique de prêt-à -porter sur Tours. Mais après plusieurs années à ce poste de responsable, elle a cherché à changer de métier en étant moins sédentaire. En 2005 elle décide donc de passer le titre de visiteur médical qui lui permet de trouver un poste très rapidement. Antoinette a donc exercé ce métier pendant 4 ans dans un grand laboratoire pharmaceutique.
Dans le cadre d’un plan social, Antoinette a bénéficié d’une aide à la création d’entreprise et d’un accompagnement par le cabinet Altédia. Elle a ainsi crée, en juillet 2009, son entreprise d’aide à la personne sur la ville de Tours.
Dans la situation d’Antoinette, la visite médicale n’aura représenté que 4 ans de sa vie professionnelle. Toutefois, ce sont ses qualités de communicante et d’organisatrice qui l’on amené a avoir envie de monter sa propre entreprise. Ses connaissances en matière commerciale et marketing issue de son expérience de la visite médicale lui sont assez précieuses aujourd’hui pour développer sa nouvelle activité. En effet, elle envisage une promotion de son activité via les salles d’attente des médecins.
L’activité d’Antoinette s’articule autour des services à la personne. Ainsi, elle propose des prestations de ménage, repassage, jardinage et même garde d’enfants de plus de 3 ans.
L’expérience de création d’entreprise et de reconversion professionnelle d’Antoinette, a été pleine d’enseignements. En effet, Antoinette a créé son entreprise avec une autre personne en pensant que ce serait plus facile à deux. Toutefois, cette association a eu du mal à se mettre en place. Aujourd’hui, Antoinette est pleine d’énergie pour développer son activité seule. Son entreprise compte une quinzaine de clients pour des prestations ponctuelles de jardinage et ménage. Certaine de ces prestations sont réalisées par des salariés en CDD.
Antoinette reconnait rencontrer des difficultés actuellement, du fait qu’aucune des deux associées ne souhaite vendre ses parts ce qui entraine une situation de « statut quo ». Elle continue malgré tout à aller de l’avant et se forme aujourd’hui à de nouvelles techniques de « home staging » afin de créer à nouveau une société, cette fois-ci seule, proposant des services de « home staging » (relooking de biens immobiliers afin de favoriser et d’accélérer leur vente) associés à des prestations de ménages. Pour Antoinette, l’aide financière proposée dans le cadre du plan social de son laboratoire lui a permis de réaliser ses aspirations d’entrepreneur. Elle estime aujourd’hui qu’elle aurait du prendre d’avantage conseil auprès du cabinet de reclassement. Antoinette ne vit pas encore de son activité mais elle espère qu’elle pourra prochainement créer sa propre entreprise.
Elle conseille, à tous ceux qui souhaitent créer leur entreprise, de le faire seul. Avec quelques mois de recul, elle assure qu’il est préférable de ne pas s’associer, même avec une personne de confiance, car il peut être difficile de mélanger « le business et l’affect ».
Aujourd’hui, Antoinette a des projets mais une chose est sûr, elle le fera seule !
Agence pour la création d’entreprise www.apce.fr
Portail des Chambres de Commerce et d’Industrie : www.cci.fr

Le Leem et C2P mettent à la disposition des entreprises du médicament une nouvelle offre de formation afin d’accompagner les visiteurs médicaux dans leur métier ou pour accéder à un nouveau métier.
Ces formations sont proposées dans le cadre de la professionnalisation.
- Consultez la page dédiée « visiteurs médicaux évolution» pour prendre connaissance des programmes détaillée, du financement et des modalités d’inscription : espace dédié site C2P
- Télécharger la brochure « Visiteurs médicaux, évolution» présentant le l’offre de formation
Prénom : Audrey
Age : 32 ans
Ville : Anthony
Métier : En recherche d’emploi
Secteur : Ressources Humaines
Formation initiale : Bac SMS (Sciences Médico-Sociales), Deug anglais, diplôme de visiteuse médicale en contrat de qualification.
Parcours : À l’issue d’une formation initiale en sciences sociales, Audrey devient visiteuse médicale. Dans l’exercice de son métier, elle connaît trois plans sociaux qui l’ont amenée à s’interroger sur son avenir professionnel.
Audrey a toujours été attirée par le domaine médical, c’est pour cette raison qu’elle a fait un Bac SMS et qu’ensuite elle s’est tournée vers la visite médicale, car ce métier lui permettait d’avoir un travail en contact direct avec les médecins. Après trois plans sociaux au sein des laboratoires dans lesquels elle exerçait en tant que visiteuse médicale, elle a choisi de se reconvertir. Aujourd’hui, Audrey a repris ses études et suis un Master 1 RH dans une école privée.
Audrey a « retrouvé dans les ressources humaines beaucoup de ressemblances avec la visite médicale », c’est-à -dire le contact humain, le développement de portefeuille clients la communication et l’animation de groupe. De plus, la visite médicale lui a appris à faire des reporting et à être une bonne utilisatrice de l’outil informatique, qui est une compétence incontournable aujourd’hui pour les métiers des ressources humaines.
Après avoir vécu 3 plans sociaux en 3 ans, Audrey a commencé à réfléchir à sa reconversion, car elle avait envie de décider par elle-même de son avenir professionnel. Pour mieux trouver sa voix, elle a réalisé un bilan de compétences qui lui a fait prendre conscience que la filière RH (Ressources Humaines) correspondait à ses attentes et ses compétences. Depuis le 2 juin 2009, elle suit un Master 1 RH dans une école privée. Cette formation se déroule sur 6 mois à temps plein. Après la phase théorique, Audrey devra réaliser un stage pratique de 2 mois et écrire un rapport qui validera sa formation. Après son stage, Audrey aimerait poursuivre dans le domaine du recrutement.
Audrey bénéficie, dans le cadre du plan social de son entreprise, d’un congé de reclassement. Ainsi, sa formation est payée en totalité par le laboratoire et son salaire lui est versé jusqu’à la fin de sa formation. Cela lui permet de suivre les cours de façon sereine mais active, car dans quelques mois elle sera à la recherche de son premier poste dans le domaine des RH. Elle compte sur sa capacité à communiquer pour se démarquer par rapport aux autres candidats et aux connaissances obtenues grâce à sa formation.
Lors d’un plan social, l’accompagnement est souvent bien fait mais Audrey conseille de se faire aider en parallèle par d’autres consultants de centres de bilan de compétences. Cela permet de croiser les avis et les résultats et d’être sûr de son choix de reconversion. Dans sa situation, Audrey a fait joué sont CBC (Congé Bilan de Compétences) et dans ce cadre c’est le Fongecif d’Ile de France, l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agrée) dont elle dépendait qui a financé sont bilan de compétences. Ainsi, elle a pu réaliser un deuxième bilan de compétences, par un centre accrédité par le Fongecif d’Ile de France, qui a fait apparaître son appétence pour les ressources humaines et qui l’a aidé pour le choix de sa formation. Mais cette expérience de bilan de compétences n’a pas été simple, voire difficile car cela remettait en question beaucoup de certitudes et faisait apparaître l’importance de refaire une formation, ce qui n’est pas évident à accepter.
Pour le moment, Audrey n’a pas encore assez de recul sur sa reconversion mais si c’était à refaire elle aurait fait cette démarche de repositionnement professionnel plus tôt et l’aurait anticipée encore plus afin de la vivre de façon plus sereine.
Fongecif île de France pour les congés bilan de compétences
Prénom : Fabienne
Age : 45 ans
Ville : Cahors
Métier : Peintre spécialisée en produits naturels et décoratrice d’intérieur
Secteur : Artisanat
Formation initiale : Prépa HEC, première année de médecine
Parcours : Àprès une prépa HEC et une première année de médecine, Fabienne avait envie de démarrer rapidement dans la vie active et la visite médicale a répondu à ses attentes de l’époque. Après 22 ans dans l’industrie pharmaceutique, Fabienne souhaite, aujourd’hui, changer de métier et se reconvertir en créant sa propre entreprise.
Fabienne, 45 ans, vit dans le Lot. Visiteuse médicale hospitalière pendant 22 ans, elle suit, aujourd’hui, un CAP de peintre à la Chambre des métiers de Cahors pour s’installer comme décoratrice d’intérieur et se spécialiser dans les enduits de chaux et de terre. Cette nouvelle profession lui permettra d’allier à la fois sa passion pour la décoration d’intérieur et son intérêt pour les questions de protection de l’environnement.
L’attrait de son nouveau métier est de travailler avec ses mains et d’avoir le sentiment de faire quelque chose en adéquation avec ses convictions de vie et dans le respect de l’environnement.
Fabienne a un niveau d’étude Bac+3, mais pour exercer le métier de peintre, le CAP est obligatoire. C’est pourquoi, elle suit un CAP de peintre en alternance, à la Chambre des métiers de Cahors. Ses passions pour le bricolage et l’environnement lui permettent d’envisager cette formation qui se déroule sur une année de façon sereine. Dans le cadre de son alternance, elle a trouvé assez facilement un artisan pour l’embaucher, ce qui lui donne bon espoir pour l’avenir. Au-delà de cette formation métier, elle a également suivi une formation de « préparation à l’installation » dispensée par la Chambre des métiers de Cahors, indispensable pour bien préparer la création de son entreprise (notions de gestion, de comptabilité, d’assurances…)
Fabienne estime qu’il est « nécessaire de se faire confiance et de croire à son projet ». Il faut parfois « convaincre son entourage et faire taire ses angoisses». Selon Fabienne, le métier de la visite médicale permet d’être « un bon communicant et d’avoir une bonne approche commerciale nécessaire à la création d’entreprise ».
Pour Fabienne, il faut rencontrer des gens et savoir se faire aider. La Chambre des métiers et la Chambre de commerce sont des mines d’informations et de soutien. En effet, Fabienne est suivie gratuitement par un conseiller « création d’entreprise » jusqu’à la création de son entreprise mais également durant ses deux premières années d’activité. La chose la plus importante selon Fabienne est « de bien préparer sa reconversion, de mûrir son projet et de se former si nécessaire ».
« Une bonne reconversion, c’est une reconversion anticipée ».
Il est parfois difficile de prendre la décision car financièrement « on a tous des crédits, des enfants à élever… », et c’est une décision qui entraîne toute la famille avec soi.
Mais Fabienne pense qu’il ne faut pas attendre pour être en adéquation avec ses convictions de vie, et qu’aujourd’hui ce temps est venu pour elle.
Prénom : Lydie
Age : 62 ans
Ville : Région parisienne
Métier : Chef d’entreprise
Secteur : Organisation d’événements et de séminaires
Formation initiale : Deug de psychologie
Parcours : Lydie a été visiteuse médicale au sein d’un important laboratoire pharmaceutique pendant de nombreuses années. A la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi en 2005, elle crée son entreprise dans le domaine de l’événementiel.
Ancienne visiteuse médicale d’un important laboratoire pharmaceutique, Lydie a créé son entreprise dans le domaine de l’événementiel, à la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi en 2005. A 62 ans, elle est désormais Chef d’entreprise. Son dynamisme est la première source de la réussite de son activité qui lui apporte épanouissement et reconnaissance professionnelle.
Lydie propose des prestations d’organisation de séminaires et d’événements de promotion pour les laboratoires pharmaceutiques. Elle travaille en tant qu’indépendante ou comme prestataire d’agences de communication. Son réseau professionnel et sa connaissance du secteur lui ont permis de développer rapidement son activité.
Dans son nouveau métier, Lydie apprécie de conserver ce qu’elle aimait particulièrement en tant que visiteuse médicale : le relationnel.
Après un Deug de psychologie, Lydie travaille comme visiteuse médicale puis en tant que déléguée hospitalière pendant 23 années, dans un grand laboratoire pharmaceutique. En 2005, lors du plan social, elle bénéficie d’un accompagnement personnalisé par le cabinet d’outplacement. Dans ce cadre, elle suit une formation en création d’entreprise et dispose d’aides financières, qui lui ont permis de démarrer sa société dans le domaine de l’événementiel. Aujourd’hui, elle exerce cette activité à temps partiel, de chez elle, dans le cadre d’un cumul emploi retraite. Elle envisage désormais de changer de statut, celui d’auto entrepreneur étant plus intéressant financièrement.
La reconversion de Lydie a été facilitée par son réseau. En effet, « c’est grâce aux amis, amis d’amis que ça a marché ». Selon Lydie, sans le réseau de la visite médicale, cette reconversion n’aurait pas été possible. Toutefois, aujourd’hui de part la conjoncture économique la demande est moins forte.
Pour Lydie, il est nécessaire d’avoir un bon réseau pour démarrer et une réserve financière suffisante afin de pallier une rentabilité qui n’est pas immédiate. De plus, il est important de diversifier ses clients et de ne pas se focaliser sur l’industrie pharmaceutique.
Lydie a fait une reconversion sur le tard, mais ne regrette pas ce choix. En effet, cette nouvelle activité lui permet de gérer son temps comme elle le souhaite et représente un complément de retraite qui lui permet d’être plus sereine face à l’avenir.
Lien vers l’espace création d’entreprise du site
Agence pour la création d’entreprise
Toutes les infos sur le site de l’autoentrepreneur
et également ici
Prénom : Roland
Age : 50 ans
Ville : Paris 10ème
Secteur : Chef d’entreprise/Consultant Formateur en Management
Formation : Autodidacte
Parcours : Roland a été pendant 10 ans motard dans la gendarmerie. Après un accident de moto il a décidé de changer de métier en reprenant un café restaurant. Mais la sédentarité ne lui convenant pas, il a cherché à faire un métier itinérant avec du contact humain. A l’époque il s’est dirigé vers la visite médicale qui lui a plu immédiatement. Après avoir occupé plusieurs postes de visiteurs médicaux dans différents laboratoires il a évolué vers des postes d’encadrement de proximité puis de direction dans de grands laboratoires. En 2008, à l’issue d’un plan social, il décide de monter son entreprise de conseil et formation dans le domaine de la vente et du management.
Roland, 50 ans, a connu plusieurs reconversions professionnelles. Après 10 ans comme motard dans la gendarmerie nationale et un accident de moto, il a pris la gestion d’un café restaurant. Puis, en 1990, il a décidé de rentrer dans l’industrie pharmaceutique comme visiteur médical. Au fil des années il a évolué au sein de nombreux laboratoires sur des postes de direction. C’est lors d’un plan social en 2008, qu’il décide de monter son entreprise de conseil en management : Yaka Conseil (www.yaka-conseil.com)
Roland propose des prestations de conseil et de formation dans le domaine de la vente et du Management. Aujourd’hui, Roland exerce « le métier qu’il aime », transmet et partage son expérience avec d’autres professionnels. Il utilise des méthodes pratiques et opérationnelles issues de sa longue expérience de manager commercial dans l’industrie pharmaceutique. Il apprécie son indépendance d’action mais développe chaque jour son réseau professionnel. Ainsi, il écrit dans un journal gratuit « Dynamique entreprise », donne des cours dans une école de commerce et fait parti d’un groupe d’entrepreneurs à la chambre de commerce de Paris.
Roland est un autodidacte, il a réalisé ses reconversions professionnelles sans suivre de formation particulières. Toutefois, en 2008, pour créer son entreprise il a apprécié l’accompagnement du cabinet BPI qui lui a permis de suivre une formation dédiée aux créateurs d’entreprise. Il recommande également de suivre les formations à la création d’entreprise délivrée par la chambre de commerce et d’industrie de Paris qui sont de qualité et permettent de gagner du temps et des compétences.
Selon Roland, pour réussir sa création d’entreprise, il est nécessaire « de faire le deuil de sa mentalité de salarié ». C’est-à -dire qu’en tant qu’entrepreneur on est seul et qu’on ne peut plus faire appel aux services supports (juridique, informatique…) comme dans une grande entreprise. Il faut savoir aller chercher l’information par soi même. De plus, Roland a utilisé des méthodes de marketing direct pour démarcher ses premiers clients, à savoir « l’étude de marché » comme outil de détection des besoins en formation des entreprises. Par ce biais et cette posture il a pu obtenir ses premiers contrats de formation.
Selon Roland, pour réussir sa création d’entreprise, il faut savoir ne pas mélanger les genres « personnel/professionnel », mais plutôt « se construire un vrai réseau de professionnels avec qui on peut faire des échanges d’expériences et du business ». Il conseille d’ailleurs, de se donner des objectifs de travail au quotidien, comme de réaliser 10 appels prospectifs chaque jour. Il conseille également de prendre contact avec l’APCE (Agence Pour la Création d’Entreprise), qui l’a bien aiguillé dans ses démarches. Pour Roland cet organisme est indispensable pour bien faire les choses.
Roland trouve que la création d’entreprise est une expérience magnifique voire grisante, toutefois il est indispensable de ne pas se faire d’illusions car « c’est très dur ». C’est dur financièrement car on ne peut pas en vivre immédiatement, c’est dur psychologiquement car on peut se sentir seul face aux difficultés liées à la création d’entreprise.
L’Agence pour la création d’enteprises :APCE
www.yaka-conseil.com
L'industrie du médicament est confrontée à des changements importants, liés notamment à des évolutions de modèles économiques, des politiques de santé publique toujours plus exigeantes en matière de maîtrise des dépenses et de bon usage du médicament, des pertes de brevets... >> Lire la suite