entreprises du médicament

Le Leem et C2P mettent à la disposition des entreprises du médicament une nouvelle offre de formation afin d’accompagner les visiteurs médicaux dans leur métier ou pour accéder à un nouveau métier.
Ces formations sont proposées dans le cadre de la professionnalisation.
- Consultez la page dédiée « visiteurs médicaux évolution» pour prendre connaissance des programmes détaillée, du financement et des modalités d’inscription : espace dédié site C2P
- Télécharger la brochure « Visiteurs médicaux, évolution» présentant le l’offre de formation
Prénom : Audrey
Age : 32 ans
Ville : Anthony
Métier : En recherche d’emploi
Secteur : Ressources Humaines
Formation initiale : Bac SMS (Sciences Médico-Sociales), Deug anglais, diplôme de visiteuse médicale en contrat de qualification.
Parcours : À l’issue d’une formation initiale en sciences sociales, Audrey devient visiteuse médicale. Dans l’exercice de son métier, elle connaît trois plans sociaux qui l’ont amenée à s’interroger sur son avenir professionnel.
Audrey a toujours été attirée par le domaine médical, c’est pour cette raison qu’elle a fait un Bac SMS et qu’ensuite elle s’est tournée vers la visite médicale, car ce métier lui permettait d’avoir un travail en contact direct avec les médecins. Après trois plans sociaux au sein des laboratoires dans lesquels elle exerçait en tant que visiteuse médicale, elle a choisi de se reconvertir. Aujourd’hui, Audrey a repris ses études et suis un Master 1 RH dans une école privée.
Audrey a « retrouvé dans les ressources humaines beaucoup de ressemblances avec la visite médicale », c’est-à -dire le contact humain, le développement de portefeuille clients la communication et l’animation de groupe. De plus, la visite médicale lui a appris à faire des reporting et à être une bonne utilisatrice de l’outil informatique, qui est une compétence incontournable aujourd’hui pour les métiers des ressources humaines.
Après avoir vécu 3 plans sociaux en 3 ans, Audrey a commencé à réfléchir à sa reconversion, car elle avait envie de décider par elle-même de son avenir professionnel. Pour mieux trouver sa voix, elle a réalisé un bilan de compétences qui lui a fait prendre conscience que la filière RH (Ressources Humaines) correspondait à ses attentes et ses compétences. Depuis le 2 juin 2009, elle suit un Master 1 RH dans une école privée. Cette formation se déroule sur 6 mois à temps plein. Après la phase théorique, Audrey devra réaliser un stage pratique de 2 mois et écrire un rapport qui validera sa formation. Après son stage, Audrey aimerait poursuivre dans le domaine du recrutement.
Audrey bénéficie, dans le cadre du plan social de son entreprise, d’un congé de reclassement. Ainsi, sa formation est payée en totalité par le laboratoire et son salaire lui est versé jusqu’à la fin de sa formation. Cela lui permet de suivre les cours de façon sereine mais active, car dans quelques mois elle sera à la recherche de son premier poste dans le domaine des RH. Elle compte sur sa capacité à communiquer pour se démarquer par rapport aux autres candidats et aux connaissances obtenues grâce à sa formation.
Lors d’un plan social, l’accompagnement est souvent bien fait mais Audrey conseille de se faire aider en parallèle par d’autres consultants de centres de bilan de compétences. Cela permet de croiser les avis et les résultats et d’être sûr de son choix de reconversion. Dans sa situation, Audrey a fait joué sont CBC (Congé Bilan de Compétences) et dans ce cadre c’est le Fongecif d’Ile de France, l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agrée) dont elle dépendait qui a financé sont bilan de compétences. Ainsi, elle a pu réaliser un deuxième bilan de compétences, par un centre accrédité par le Fongecif d’Ile de France, qui a fait apparaître son appétence pour les ressources humaines et qui l’a aidé pour le choix de sa formation. Mais cette expérience de bilan de compétences n’a pas été simple, voire difficile car cela remettait en question beaucoup de certitudes et faisait apparaître l’importance de refaire une formation, ce qui n’est pas évident à accepter.
Pour le moment, Audrey n’a pas encore assez de recul sur sa reconversion mais si c’était à refaire elle aurait fait cette démarche de repositionnement professionnel plus tôt et l’aurait anticipée encore plus afin de la vivre de façon plus sereine.
Fongecif île de France pour les congés bilan de compétences
Prénom : Fabienne
Age : 45 ans
Ville : Cahors
Métier : Peintre spécialisée en produits naturels et décoratrice d’intérieur
Secteur : Artisanat
Formation initiale : Prépa HEC, première année de médecine
Parcours : Àprès une prépa HEC et une première année de médecine, Fabienne avait envie de démarrer rapidement dans la vie active et la visite médicale a répondu à ses attentes de l’époque. Après 22 ans dans l’industrie pharmaceutique, Fabienne souhaite, aujourd’hui, changer de métier et se reconvertir en créant sa propre entreprise.
Fabienne, 45 ans, vit dans le Lot. Visiteuse médicale hospitalière pendant 22 ans, elle suit, aujourd’hui, un CAP de peintre à la Chambre des métiers de Cahors pour s’installer comme décoratrice d’intérieur et se spécialiser dans les enduits de chaux et de terre. Cette nouvelle profession lui permettra d’allier à la fois sa passion pour la décoration d’intérieur et son intérêt pour les questions de protection de l’environnement.
L’attrait de son nouveau métier est de travailler avec ses mains et d’avoir le sentiment de faire quelque chose en adéquation avec ses convictions de vie et dans le respect de l’environnement.
Fabienne a un niveau d’étude Bac+3, mais pour exercer le métier de peintre, le CAP est obligatoire. C’est pourquoi, elle suit un CAP de peintre en alternance, à la Chambre des métiers de Cahors. Ses passions pour le bricolage et l’environnement lui permettent d’envisager cette formation qui se déroule sur une année de façon sereine. Dans le cadre de son alternance, elle a trouvé assez facilement un artisan pour l’embaucher, ce qui lui donne bon espoir pour l’avenir. Au-delà de cette formation métier, elle a également suivi une formation de « préparation à l’installation » dispensée par la Chambre des métiers de Cahors, indispensable pour bien préparer la création de son entreprise (notions de gestion, de comptabilité, d’assurances…)
Fabienne estime qu’il est « nécessaire de se faire confiance et de croire à son projet ». Il faut parfois « convaincre son entourage et faire taire ses angoisses». Selon Fabienne, le métier de la visite médicale permet d’être « un bon communicant et d’avoir une bonne approche commerciale nécessaire à la création d’entreprise ».
Pour Fabienne, il faut rencontrer des gens et savoir se faire aider. La Chambre des métiers et la Chambre de commerce sont des mines d’informations et de soutien. En effet, Fabienne est suivie gratuitement par un conseiller « création d’entreprise » jusqu’à la création de son entreprise mais également durant ses deux premières années d’activité. La chose la plus importante selon Fabienne est « de bien préparer sa reconversion, de mûrir son projet et de se former si nécessaire ».
« Une bonne reconversion, c’est une reconversion anticipée ».
Il est parfois difficile de prendre la décision car financièrement « on a tous des crédits, des enfants à élever… », et c’est une décision qui entraîne toute la famille avec soi.
Mais Fabienne pense qu’il ne faut pas attendre pour être en adéquation avec ses convictions de vie, et qu’aujourd’hui ce temps est venu pour elle.
Prénom : Lydie
Age : 62 ans
Ville : Région parisienne
Métier : Chef d’entreprise
Secteur : Organisation d’événements et de séminaires
Formation initiale : Deug de psychologie
Parcours : Lydie a été visiteuse médicale au sein d’un important laboratoire pharmaceutique pendant de nombreuses années. A la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi en 2005, elle crée son entreprise dans le domaine de l’événementiel.
Ancienne visiteuse médicale d’un important laboratoire pharmaceutique, Lydie a créé son entreprise dans le domaine de l’événementiel, à la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi en 2005. A 62 ans, elle est désormais Chef d’entreprise. Son dynamisme est la première source de la réussite de son activité qui lui apporte épanouissement et reconnaissance professionnelle.
Lydie propose des prestations d’organisation de séminaires et d’événements de promotion pour les laboratoires pharmaceutiques. Elle travaille en tant qu’indépendante ou comme prestataire d’agences de communication. Son réseau professionnel et sa connaissance du secteur lui ont permis de développer rapidement son activité.
Dans son nouveau métier, Lydie apprécie de conserver ce qu’elle aimait particulièrement en tant que visiteuse médicale : le relationnel.
Après un Deug de psychologie, Lydie travaille comme visiteuse médicale puis en tant que déléguée hospitalière pendant 23 années, dans un grand laboratoire pharmaceutique. En 2005, lors du plan social, elle bénéficie d’un accompagnement personnalisé par le cabinet d’outplacement. Dans ce cadre, elle suit une formation en création d’entreprise et dispose d’aides financières, qui lui ont permis de démarrer sa société dans le domaine de l’événementiel. Aujourd’hui, elle exerce cette activité à temps partiel, de chez elle, dans le cadre d’un cumul emploi retraite. Elle envisage désormais de changer de statut, celui d’auto entrepreneur étant plus intéressant financièrement.
La reconversion de Lydie a été facilitée par son réseau. En effet, « c’est grâce aux amis, amis d’amis que ça a marché ». Selon Lydie, sans le réseau de la visite médicale, cette reconversion n’aurait pas été possible. Toutefois, aujourd’hui de part la conjoncture économique la demande est moins forte.
Pour Lydie, il est nécessaire d’avoir un bon réseau pour démarrer et une réserve financière suffisante afin de pallier une rentabilité qui n’est pas immédiate. De plus, il est important de diversifier ses clients et de ne pas se focaliser sur l’industrie pharmaceutique.
Lydie a fait une reconversion sur le tard, mais ne regrette pas ce choix. En effet, cette nouvelle activité lui permet de gérer son temps comme elle le souhaite et représente un complément de retraite qui lui permet d’être plus sereine face à l’avenir.
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Prénom : Roland
Age : 50 ans
Ville : Paris 10ème
Secteur : Chef d’entreprise/Consultant Formateur en Management
Formation : Autodidacte
Parcours : Roland a été pendant 10 ans motard dans la gendarmerie. Après un accident de moto il a décidé de changer de métier en reprenant un café restaurant. Mais la sédentarité ne lui convenant pas, il a cherché à faire un métier itinérant avec du contact humain. A l’époque il s’est dirigé vers la visite médicale qui lui a plu immédiatement. Après avoir occupé plusieurs postes de visiteurs médicaux dans différents laboratoires il a évolué vers des postes d’encadrement de proximité puis de direction dans de grands laboratoires. En 2008, à l’issue d’un plan social, il décide de monter son entreprise de conseil et formation dans le domaine de la vente et du management.
Roland, 50 ans, a connu plusieurs reconversions professionnelles. Après 10 ans comme motard dans la gendarmerie nationale et un accident de moto, il a pris la gestion d’un café restaurant. Puis, en 1990, il a décidé de rentrer dans l’industrie pharmaceutique comme visiteur médical. Au fil des années il a évolué au sein de nombreux laboratoires sur des postes de direction. C’est lors d’un plan social en 2008, qu’il décide de monter son entreprise de conseil en management : Yaka Conseil (www.yaka-conseil.com)
Roland propose des prestations de conseil et de formation dans le domaine de la vente et du Management. Aujourd’hui, Roland exerce « le métier qu’il aime », transmet et partage son expérience avec d’autres professionnels. Il utilise des méthodes pratiques et opérationnelles issues de sa longue expérience de manager commercial dans l’industrie pharmaceutique. Il apprécie son indépendance d’action mais développe chaque jour son réseau professionnel. Ainsi, il écrit dans un journal gratuit « Dynamique entreprise », donne des cours dans une école de commerce et fait parti d’un groupe d’entrepreneurs à la chambre de commerce de Paris.
Roland est un autodidacte, il a réalisé ses reconversions professionnelles sans suivre de formation particulières. Toutefois, en 2008, pour créer son entreprise il a apprécié l’accompagnement du cabinet BPI qui lui a permis de suivre une formation dédiée aux créateurs d’entreprise. Il recommande également de suivre les formations à la création d’entreprise délivrée par la chambre de commerce et d’industrie de Paris qui sont de qualité et permettent de gagner du temps et des compétences.
Selon Roland, pour réussir sa création d’entreprise, il est nécessaire « de faire le deuil de sa mentalité de salarié ». C’est-à -dire qu’en tant qu’entrepreneur on est seul et qu’on ne peut plus faire appel aux services supports (juridique, informatique…) comme dans une grande entreprise. Il faut savoir aller chercher l’information par soi même. De plus, Roland a utilisé des méthodes de marketing direct pour démarcher ses premiers clients, à savoir « l’étude de marché » comme outil de détection des besoins en formation des entreprises. Par ce biais et cette posture il a pu obtenir ses premiers contrats de formation.
Selon Roland, pour réussir sa création d’entreprise, il faut savoir ne pas mélanger les genres « personnel/professionnel », mais plutôt « se construire un vrai réseau de professionnels avec qui on peut faire des échanges d’expériences et du business ». Il conseille d’ailleurs, de se donner des objectifs de travail au quotidien, comme de réaliser 10 appels prospectifs chaque jour. Il conseille également de prendre contact avec l’APCE (Agence Pour la Création d’Entreprise), qui l’a bien aiguillé dans ses démarches. Pour Roland cet organisme est indispensable pour bien faire les choses.
Roland trouve que la création d’entreprise est une expérience magnifique voire grisante, toutefois il est indispensable de ne pas se faire d’illusions car « c’est très dur ». C’est dur financièrement car on ne peut pas en vivre immédiatement, c’est dur psychologiquement car on peut se sentir seul face aux difficultés liées à la création d’entreprise.
L’Agence pour la création d’enteprises :APCE
www.yaka-conseil.com
Prénom : René
Age : 42 ans
Ville : Paris
Métier : Chef de projet de recherche clinique
Secteur : Industrie Pharmaceutique
Formation initiale : PCM1 (premier cycle d’études médicales), équivalence en biologie mais n’a pas continué.
Formation continue : En 1991 il a suivi une formation de visiteur médical qui lui a donné un niveau Bac+2. De 1993 à 1995, il entreprend diverses formations qualifiantes ou non. 2008, obtient son Master 2 « Management de projet, opération clinique » à l’Université de Montpellier par VAE
Parcours : René a travaillé comme visiteur médical pendant 4 ans. En 1993 et 1995, il suit des formations « Statistique et pratique des essais cliniques » et « méthodologie des essais thérapeutiques ». Ensuite, il intègre une société de service en tant qu’ARC. Depuis, René travaille dans un grand laboratoire pharmaceutique en tant que Chef de projet de recherche clinique, grâce à une VAE.
René a travaillé comme visiteur médical pendant 4 ans, essentiellement dans des sociétés de prestation de service. Toutefois, il est davantage attiré par l’aspect scientifique que commercial, il décide donc en 1993 de suivre une formation (non diplômante) « Statistique et pratique des essais cliniques », en cours du soir au SESAM. En 1995, il complète son parcours par la formation « Méthodologie des essais thérapeutiques ». Après un stage d’ARC d’un an dans un hôpital il intègre une société de service en tant qu’ARC. Depuis, René travaille dans un grand laboratoire pharmaceutique et par un parcours de VAE, il a obtenu en 2008 un Master 2 « Management de projet, opération clinique » à l’Université de Montpellier, qui lui permet de devenir Chef de projet de recherche clinique.
Le Chef de projet de recherche clinique met en place des essais cliniques et assure le suivi et la qualité scientifique, technique et réglementaire des projets de recherche clinique pour l’établissement promoteur du médicament. Son expérience dans la visite médicale lui a permis d’acquérir une culture scientifique, mais encore insuffisante. En effet, il est nécessaire d’avoir fait des études scientifiques en plus des compétences de la visite médicale afin d’exercer ce métier. Aujourd’hui, il existe des formations qui mènent au métier d’ARC ouvertes au niveau Bac+3 scientifique.
Depuis 1993, René a suivi de nombreuses formations diplômantes ou non. Il estime aujourd’hui que les formations non diplômantes ne sont pas nécessaires mais qu’elles forment l’esprit et donnent de la culture générale. Il a financé en totalité toutes les formations qu’il a suivies, à l’exception de son Master 2 « Management de projet, opération clinique » qu’il a fait dans le cadre d’une VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience).
René a quitté l’activité de la visite médicale car « le regard » sur ce métier ne lui convenait plus. De plus, à l’époque il était chez un prestataire et il avait envie d’un métier plus scientifique. Aujourd’hui, au vu de son parcours et en tant que Chef de projet d’essais cliniques au sein d’un grand laboratoire pharmaceutique, il sait qu’il doit toujours progresser et s’en donner les moyens. Il ne regrette pas d’avoir suivi toutes ces formations et pense que « cet investissement est le moteur de sa réussite ». C’est grâce à sa volonté, ses sacrifices financiers et ses formations qu’il réussit à devenir ARC puis Chef de projet d’essais cliniques. Selon lui, le fait de financer soi-même sa propre reconversion professionnelle « constitue un facteur de réussite ».
« Il faut tout le temps anticiper ». Selon René, il est important de préparer son avenir en se formant tout au long de sa vie, en étant curieux et en étant toujours en alerte de ce qui se fait. Pour lui, si on souhaite se former, il faut chercher les modules de formations appropriés et poser des questions aux experts qui vous entourent afin de faire des points personnels sur sa propre employabilité.
A l’époque, en 1993 le métier d’ARC commençait à émerger et il n’était pas évident d’identifier la formation à suivre. Les formations lui ont permis « d’avoir un dialogue un peu plus soutenu avec les scientifiques ». Aujourd’hui, il est nécessaire de suivre une formation, qui s’intègre avec un niveau Bac +3 scientifique, pour exercer ce métier. Le niveau de recrutement est exigent car le métier est encore plus complexe et spécifique.
Fiche métier « Chef de projet recherche clinique» issue du répertoire des métiers des entreprises du médicament
Onisep
Ministère de la santé
Site de l’université de Rennes 1
Ecoles :
http://www.sup-sante.com/formation/assistant-recherche-clinique.html
http://www.clinactformation.com/
http://www.ilv.fr/cs/attache-recherche-clinique?gclid=CI_VtMS6g50CFVtm4wodylk9bw
http://www.qualicube.fr/formation/52/hopital-bichat-claude-bernard/diplome-d-universite-de-chef-de-projet-en-recherche-clinique
http://www.medecine.univ-paris-diderot.fr/index.php/formation-continue/du-et-diu/298-chef-de-projet-en-recherche-clinique
« […] sans la GPEC, je n’aurais jamais pu développer mon projet de création d’entreprise aussi rapidement et aussi loin… […] »
Prénom : Hervé
Age : 45 ans
Ville : Crépy en Picardie
Métier : Chef d’entreprise d’isolation d’habitat
Secteur : BTP
Formation : Autodidacte
Parcours : Hervé a commencé sa vie professionnelle dans le monde agricole. A l’âge de 21 ans, il travaille pour une compagnie d’assurance pendant 3 ans, puis comme commercial dans l’automobile. Ensuite, il entre dans l’industrie pharmaceutique comme visiteur médical ville et y exerce ce métier pendant 21 ans.
Hervé, 45 ans, vie à Crépy en Picardie. Il devient visiteur médical ville en 1988, par hasard, en répondant à une annonce parue dans un journal local. Ce métier de communication et de contacts humains lui plaît et le retient pendant 21 ans. En parallèle durant toutes ces années, Hervé entretient sa passion de la rénovation d’habitat. Et en 2009, il profite de la démarche de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) mise en place par le laboratoire où il exerce pour réaliser son rêve en créant son entreprise d’isolation d’habitat : Isolbien.
Aujourd’hui, Hervé est chef d’entreprise d’isolation d’habitat écologique. Il a importé d’Allemagne un concept d’isolation qui consiste à recycler de vieux journaux invendus comme isolant après transformation en ouate de cellulose. Le concept est nouveau en France bien qu’il existe depuis plus de 20 ans en Allemagne et plus de 40 ans au Canada.
L’activité d’Hervé s’articule et se développe autour de 3 axes :
Il reconnaît volontiers, que toutes ces années dans l’industrie pharmaceutique lui ont apporté des compétences fortes dans la communication commerciale/marketing. Elles lui ont permis de tisser de nombreux liens professionnels, très utiles pour démarrer une entreprise. Hervé développe sa société avec les mêmes méthodes de communication et de marketing qu’une grande société. Son approche séduit, au point qu’il fait souvent l’objet d’articles dans la presse locale ce qui font la promotion de son activité.
A l’issue d’une étude de marché, Hervé a décidé de créer son entreprise en Picardie, afin de créer de l’emploi dans une région qui en a besoin. Toutefois, il s’est lancé dans cette nouvelle activité en s’appuyant sur son réseau professionnel construit grâce à la visite médicale. Son intérêt pour l’activité d’isolation découle aussi de son envie de participer activement aux économies d’énergie et à la préservation de la planète. En effet, il souhaite promouvoir la contribution de l’isolation dans le développement durable et faire reconnaître légalement cette participation. il faut savoir que, pour ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure, il n’existe pas encore de codes APE pour les entreprises qui font uniquement de l’isolation.
Aujourd’hui, Hervé estime qu’il a eu la chance d’être visiteur médical dans un laboratoire qui a mis en place de vraies actions lui permettant de procéder à une reconversion professionnelle. Ainsi, malgré un plan social, la GPEC mise en place par son laboratoire lui a permis de rebondir rapidement sur un projet de création d’entreprise qui lui tenait à cœur depuis des années. Il a pu suivre une formation pour être « expert en isolation énergétique certifiée », ce qui lui a permis d’obtenir une reconnaissance professionnelle dans sa nouvelle activité, des compétences que peu de personnes peuvent revendiquer dans ce domaine d’activité et de pouvoir labelliser « rénovation énergétique » ses chantiers, ce qui est un plus par rapport à ses concurrents.
«Pour avancer, il est nécessaire d’avoir des idées et de les décliner». En effet, Hervé, à l’issue d’une formation, est devenu formateur et a créé, en partenariat avec le GRETA de Saint Quentin, une formation à la pose « d’isolants nouvelle génération ».
Selon Hervé, pour réussir une reconversion professionnelle deux éléments sont indispensables : « avoir un projet qui motive » et « avoir un bon accompagnement ». Toutefois, il tient à souligner « que ce n’est pas facile, que les choses ne se font pas rapidement et qu’il faut de la volonté ».
Concernant la création d’entreprise, son conseil majeur est de ne pas sous-estimer les investissements : « Il vaut mieux démarrer avec 6 mois de trésorerie plutôt qu’avec 2 afin d’être serein ».
« On a tous un passé, tourner une page de sa vie ce n’est pas facile, mais la satisfaction des nouveaux clients constitue le moteur de mon avenir ». Aujourd’hui, Hervé est satisfait de son choix. Il précise que bien qu’il ne se verse pas encore de salaire, il bénéficie encore des mesures GPEC de l’entreprise, et surtout qu’il a créé 2 emplois à temps plein.
- Devenir expert en rénovation énergétique :
http://www.promotelec.com/actualite/focus/0906/focus_home.aspx
http://www.promotelec.com/upload/filpilote/b47ee3bc-4840-4199-bf28-ba8fddac6c68.pdf
- Qu’est-ce que le label « rénovation énergétique » :
http://www.promotelec.com/produits/labels/labels-renovation-energetique-1.aspx
- Les Greta :
http://www.gretanet.com/
« Le fait d’être bon vendeur est un atout fabuleux par rapport aux autres créateurs d’entreprise »
Prénom : Brigitte
Age : 48 ans
Ville : Athis Mons
Métier : Chasseur immobilier
Secteur : Immobilier
Formation initiale : DE d’infirmière, 2 années de médecine, licence de biochimie
Formation continue : Licence professionnelle « carrière de l’immobilier »
Parcours : À l’issue d’un diplôme d’infirmière et de 2 années de médecine, Brigitte obtient une licence de biochimie en 1987. Elle devient visiteuse médicale ville pendant 9 ans, puis déléguée hospitalière pendant 13 ans. Aujourd’hui, à l’issue d’une formation, elle est chasseur immobilier et a créée son entreprise.
Brigitte a commencé sa carrière dans les hôpitaux en tant qu’infirmière, puis elle a obtenue une licence de biochimie en 1987. C’est au gré des rencontres, qu’elle a connu le métier de visiteur médical qui l’a attiré « pour son côté commercial tout en gardant un pied dans le médical ». Elle a trouvé très rapidement un poste dans un grand laboratoire pharmaceutique où elle a été visiteuse médicale ville pendant 9 ans, puis déléguée hospitalière pendant 13 ans. Elle a quitté l’industrie pharmaceutique en 2007 à l’occasion d’un plan social pour devenir chasseur immobilier. Aujourd’hui, Brigitte a 48 ans et a crée « 1000maisons » depuis mars 2009, après avoir suivie une formation universitaire en immobilier (Licence professionnelle « carrière de l’immobilier» Université Evry Val d’Essonne) http://1000maisons.com/
Un chasseur immobilier est un professionnel qui prend en charge la recherche d’un bien immobilier pour un client ». Brigitte recherche des biens sur l’intégralité du marché immobilier de Paris et de l’Ile de France. Elle propose une prestation de recherche sur mesure afin de trouver la maison ou l’appartement idéal pour son client (présélection et visite de biens). Cette prestation est très utile pour les clients qui ne résident pas sur la région parisienne ou qui n’ont pas le temps de chercher par eux-mêmes. En revanche, Brigitte n’est pas agent immobilier, elle n’a pas de biens en portefeuille, elle chasse les biens qui intéresseront ses clients.
L’accompagnement de BPI a été très « structurant ». Les rendez-vous tous les 15 jours permettent de « s’organiser, de se prendre en main, de se motiver et permettent de trouver plus facilement son chemin de reconversion ». Cet accompagnement peut également être fait par les chambres de commerce qui proposent des formations « création d’entreprise ». Une fois la formation choisie, le plus important est de la suivre et de la réussir. La visite médicale étant un métier où il y a de la formation continue, cela permet « un meilleur retour sur les bancs de la fac ». Et en plus, Brigitte nous confie que pour les oraux, l’exercice était vraiment « plus facile pour elle qui a eu l’habitude pendant des années de s’exprimer en public ».
« Le fait d’être bon vendeur est un atout fabuleux par rapport aux autres créateurs d’entreprise ». Il ne faut pas hésiter à se servir de son réseau pour créer sa première clientèle. Pour Brigitte, « une reconversion réussie est une reconversion anticipée et organisée ». L’idéal est de penser assez tôt à sa reconversion afin de financer au mieux soit sa formation, soit sa création d’entreprise.
Le premier conseil de Brigitte est de croire en soi et surtout de croire qu’une autre vie est possible après l’industrie pharmaceutique. Son deuxième conseil concerne la création entreprise, en effet, elle estime qu’il est nécessaire de se faire aider, par les chambres de commerce par exemple. Il existe de nombreuses aides et il ne faut pas passer à côté. Par exemple, les créateurs d’entreprise bénéficient de l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs Repreneurs d’Entreprise) qui permet de bénéficier de nombreux avantages (lire la suite…)
Brigitte ne regrette rien mais avoue qu’elle n’est pas toujours sereine. Toutefois, elle se dit qu’elle a encore 15 mois pour réaliser son projet et qu’elle a déjà des clients. Aujourd’hui, conformément à la loi Hoguet, Brigitte ne peut facturer ses honoraires qu’à la seule signature de l’acte notarié ou du bail, soit 5% TTC du prix de vente final (hors frais de notaire) ou 10% du loyer annuel. Donc, à ce jour, elle ne peut pas encore vivre de son activité, mais grâce à ses indemnités du Pôle Emploi et à l’ACCRE, elle bénéficie d’un délais afin de construire sa clientèle.
L'industrie du médicament est confrontée à des changements importants, liés notamment à des évolutions de modèles économiques, des politiques de santé publique toujours plus exigeantes en matière de maîtrise des dépenses et de bon usage du médicament, des pertes de brevets... >> Lire la suite