entreprises du médicament
Prénom : Christelle
Ville : Nîmes
Formation initiale : Diplôme universitaire de visiteuse médicale
Formation continue : BTS Diététique au CNED
Age : 35 ans
« La diététique correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et demande les mêmes qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact»
Après le bac, Christelle a cherché sa voie professionnelle. C’est après une année d’histoire de l’art, puis une année de DEUG B (Biologie) qu’elle a décidé de faire un DU (Diplôme Universitaire) dédié aux carrières paramédicale. Grâce à ce diplôme obtenu en juin 1997 elle a trouvé dans la foulée un poste de visiteuse médicale dans un laboratoire prestataire. En 2002, elle décide de s’arrêter de travailler pour élever ses enfants. Lorsqu’elle décide de reprendre une activité professionnelle en 2008, la conjoncture de la visite médicale à évolué et Christelle ne souhaite pas reprendre un emploi de visiteur médical. Elle estime qu’il n’est pas trop tard pour évoluer et qu’elle est assez jeune pour reprendre ses études. Aujourd’hui elle est en deuxième année de BTS Diététique au CNED. Elle finance seule cette formation qui coûte environ 1 000 € pour les 2 années d’enseignement à distance.
Christelle pense que la diététique « correspond tout à fait à l’esprit de la visite médicale et que son nouveau métier demande les même qualités car il faut être indépendant, organisé et aimer le contact ». De plus, elle explique que la diététicienne occupe une place assez comparable au visiteur médical car elle est entre le patient et l’équipe soignante et donc il faut savoir adapter son discours en fonction de son interlocuteur. De ce fait, Christelle estime que son expérience de visiteuse médicale est un véritable atout.
Elle a été un atout également pour être accepté au CNED en première année de BTS Diététique. En effet, pour entrer dans cette formation, le niveau Bac suffit mais pour les personnes qui sont en reprise d’études il est conseillé de faire une année de mise à niveau pour pouvoir suivre les cours de BTS. Toutefois, le CNED a estimé que l’expérience de Christelle en tant que visiteuse médicale lui avait permis d’avoir un bon niveau de connaissances médicales.
Christelle raconte qu’elle a fait le choix de reprendre ses études afin de se donner les moyens de rebondir professionnellement. Toutefois, « elle ne se sentait pas de retourner sur les bancs de l’école avec des personnes de 15 ans de moins qu’elle ». C’est pour cette raison qu’elle s’est orientée vers le CNED (Centre National d’Education à Distance) dont les « conseillers à distance » l’on beaucoup aidé dans sa démarche. En effet, la particularité du CNED est que toutes les démarches se passent à distance. « Ainsi il est possible de contacter des conseillers ou des professeurs lorsqu’on a des questions à poser ». Ce sont d’ailleurs les conseillers à distance qui ont permis à Christelle de ne pas faire d’année de remise à niveau pour intégrer le BTS Diététique car ils ont estimé, qu’en venant de la visite médicale, son niveau de connaissances était suffisant.
Je n’ai aucune aide financière, je finance tout toute seule. La première année ça m’a couté 400 € et la deuxième 560 €. Il y a eu une grosse augmentation des tarifs, ça augmente assez vite. Il faut compter 900 à 1000€. Le CNED propose des stages plus culinaires pour apprendre des recettes…Moi je ne le fait pas parce que je le finance toute seule.
Christelle explique « que malgré sa forte motivation, ce n’est pas évident de se remettre à étudier, d’autant qu’au début de l’année, le CNED envoie tous les supports de formation pour l’année en une seule fois ». Mais le CNED apporte son aide car il envoie également un planning de travail où figurent la fréquence des devoirs à rendre et la méthode pour s’organiser dans son travail. Ainsi, Christelle a pu mettre en place un planning de travail sur 4 jours/semaine, ce qui lui permet de s’occuper de ses enfants le mercredi et le soir après l’école. Elle envoie un devoir tous les quinze jours et essaie de suivre ce rythme afin de ne pas être débordée.
Pour Christelle, sa reconversion professionnelle n’est pas encore complètement réalisée, toutefois elle estime que le CNED est un bon moyen pour reprendre des études et en même temps continuer à s’occuper de ses enfants. Elle est confiante dans son avenir professionnel car elle n’a pas eu de difficultés à trouver de stages, l’année dernière, en restauration collective et cette année en hôpital. Elle pense que son âge (35 ans) et son expérience professionnelle dans la visite médicale constituent un véritable atout pour trouver un poste car les institutions apprécient les profils qui ont une expérience professionnelle. D’ailleurs, lors de son premier stage au sein d’une cantine scolaire, c’est ce qui lui a permis d’être sélectionnée et du fait de son âge on lui a confié l’exercice du poste de diététicienne dans toute sa globalité. Elle a donc pu préparer les menus, travailler en étroite collaboration avec l’équipe de restauration et s’entretenir avec les élèves.
Pour Christelle, « l’organisation » est la clé de la réussite lorsqu’on étudie chez soi. En effet, à plusieurs reprises elle a mis en avant ses qualités d’organisation acquises lorsqu’elle était visiteuse médicale. Mais cette qualité lui est très utile également pour son futur métier car elle s’est aperçu lors de ses stages que les patients avaient besoin d’un discours clair, organisé et que sans méthode, il n’y avait pas de résultats.
Après une année de cours, Christelle est très satisfaite de son choix car il lui correspond tout à fait. En effet, comme quand elle était visiteuse médicale, « le fait de travailler ses cours chez elle lui permet d’organiser son temps et d’avoir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée ». Elle espère maintenant pouvoir poursuivre cet équilibre en exerçant dès l’année prochaine son nouveau métier de diététicienne.
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